Jin-Roh, La Brigade des Loups
Créateur : Mamuro Oshii (Ghost in the Shell, Patlabor)
Directeur : Hiroyuki Okiura (Patlabor II, Ghost in the Shell)
Directeur Artistique : Hiromasa Ogura (Patlabor I et II)
Musique : Hajime Mizoguchi
Date de sortie : 1998
Genre : Film d’animation japonais
Prologue :
Tôkyô, année 60. Après une période d’occupation laissant le chaos, le Japon se réorganise, c’est « l’Ere de Croissance ». Seulement, des problèmes sociaux apparaissent : chômage, surpopulation, crime, forces anti-gouvernementales.
Le gouvernement, voulant freiner les ambitions de la police et ne voulant pas faire appel à l’armée, décide de créer une élite spéciale, lourdement armée, qui n’agirait qu’à Tôkyô, la POSEM (Police de Sécurité Métropolitaine).
Après l’interdiction d’une quelconque présence de partis d’opposition, ces derniers se rallient en un groupe de rebelles : La Secte.
La destruction engendrée par les combats entre l’unité choc de la POSEM (l’Unité Panzer) et la Secte exaspère l’opinion publique.
L’heure arrive où cette unité risque la suppression.Histoire : Lors d’une manifestation anti-gouvernementale, un Chaperon Rouge (femme ou jeune fille envoyée par la Secte pour transporter des bombes à travers les égouts) se fait surprendre par un membre de l’Unité Panzer, Fuse. Celle-ci, prenant peur devant l’armure du soldat, fait exploser la bombe qu’elle tient dans ses bras, la tuant sur le coup. Par la suite, le soldat, sauvé de l'accident par son armure, rencontre une jeune fille prétendant être la sœur du Chaperon Rouge décédé.
Pendant ce temps, le gouvernement cherche un moyen de dissoudre l’Unité Panzer afin de rameuter la population.
Commentaire : Le meilleur film d’animation qui m’ait été donné de voir. Tout simplement. Le scénario nous plonge dans le corps d’un soldat tiraillé entre ses sentiments pour une humaine et sa nature de loup engendrée par son métier, mais aussi à un stade plus élevé hiérarchiquement entre divers dirigeants, nous offrant ainsi plusieurs points de vue. Le rapprochement avec le conte
« Le Petit Chaperon Rouge » ne rend que plus sublime l’ambiance qui règne ici. Les dialogues n’en ressortent que plus touchants. Les graphismes sont très soignés, avec des décors qui présentent une Tôkyô rongée par la guerre mais aussi un chara design réaliste. Ce film allie aussi bien les scènes d’action, plutôt violentes et sanglantes, que les scènes calmes où le silence domine. Les musiques sont superbes, dont celle qui clôt le film qui se trouve véritablement apaisante et magnifique. Mention spéciale à la scène de fin, où l’intensité est immense et où l’on ne peut que rester ébahi.
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